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Quelques suggestions de recherches fréquentes

  • Etat des connaissances

    L’environnement intérieur présente des spécificités par rapport à l’extérieur, certains polluants peuvent y être retrouvés en plus forte concentration. C’est le cas par exemple de polluants biologiques (les allergènes d’animaux, les acariens, les moisissures) et de polluants chimiques (composés organiques volatils, formaldéhyde, monoxyde de carbone, ou composants des fumées de tabac). L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) a recensé 2 741 substances chimiques présentes dans l’environnement intérieur des logements dans le cadre de la première campagne nationale logement réalisé entre 2003 et 2005 [1]. Les polluants retrouvés dépendent des activités des occupants (ménage, habitude de traitement des nuisibles …) et des équipements et des matériaux utilisés dans le foyer (construction, décoration, ameublement). Certains polluants se diffusent régulièrement, généralement à des concentrations faibles (émissions des meubles par exemple), alors que d’autres activités vont générer des concentrations élevées mais plutôt ponctuelles (fumée de tabac, bricolage, produits d’entretien…). Les habitants peuvent se contaminer via 3 voies d’exposition : respiratoire, orale et cutanée. Une étude française de biosurveillance (ESTEBAN) montre que sur 70 biomarqueurs (bisphénols (A, F et S), phtalates, parabènes, éthers de glycol, retardateurs de flamme et composés perfluorés), l’ensemble des familles recherchées étaient retrouvées dans l’organisme de tous les participants, avec des niveaux d’imprégnation plus élevés chez les enfants. La grande majorité de ces substances sont des polluants du quotidien fréquemment retrouvés dans les domiciles. Selon l’hypothèse des « Origines Développementales de la Santé et des Maladies (DOHaD : Developmental Origins of Health and Disease) », basée sur de nombreuses recherches épidémiologiques et expérimentales, les organes et systèmes en développement sont très sensibles aux facteurs environnementaux dont les polluants chimiques [2, 3]. Des expositions environnementales prénatales ou postnatales précoces pourraient ainsi influencer la santé future de l’enfant et à plus long-terme celle de l’adulte et même de la population gériatrique [4, 5].

En pratique

  • Une personne passe entre 80 à 90 % de son temps à l’intérieur des bâtiments
  • L’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur
  • Les activités à l’intérieur du logement et les habitudes de vie peuvent impacter la qualité de l’air intérieur
  • Parmi les nombreuses actions possibles, l’aération reste le point déterminant